Mais que fait-on donc de si épatant sur le chemin de Compostelle, que tous ceux qui
ont fait ce " voyage " en soient si "enchantés" :
- On reprend par la marche conscience des distances, de la mesure de la Terre
- On prend le temps d'apprécier le paysage de la nature
- On s'amuse de partager son dortoir avec des inconnus, qu'on retrouvera, ou pas, le lendemain ou un autre jour
- On croise des " personnages " - des farfelus, des bizarres, des sympas, des râleurs, des généreux, des égoïstes, des discrets, des remuants, des "tout seuls", des 'en groupe"
- On traverse des villages qui seraient en voie d'abandon si les marcheurs n'y passaient pas
- On musarde un peu dans les petites villes qui sont sur le parcours
- On visite une église (que de dorures...), puis une autre (mais que font donc ce coq et cette poule qui sont perchés dans une sorte de cage dans l'église de Santo Domingo ? et qui chantent...
même pendant l'office - ah oui ! la légende du pendu-dépendu...),
- Encore une autre (il n'aura échappé à personne qu'il y a beaucoup d'églises en Espagne) avec encore plus de dorures.
- On s'extasie devant un tableau représentant un Christ en tutu, un autre avec un Saint Sébastien affublé d'une moustache à la Zorro
- On s'essaie à la spiritualité, en se disant qu'on va tenter de s'amender de ses défauts (vite oublié dès le retour... chassez le naturel...)
- On s'étonne de voir des marcheurs venus du bout du monde : Corée, Brésil, Canada, Japon
Et on se dit qu'il va bien falloir terminer ce qu'on a commencé, et retourner en Espagne pour aller jusqu'au bout.