Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.
Le récit étape par étape de notre marche n'aura guère d'intérêt. Mais après 300 kilomètres
les questionnements demeurent.
Etre pélerin - c'est quoi ? Si je prends le Larousse Enclopédique du XXème siècle - édition de 1932 - voilà
ce que je trouve :
Pélerin : du latin "peregrinus" : étranger
personne qui, par dévotion, va visiter les lieux consacrés
Donc, des étrangers en route vers - dans ce cas - le tombeau (ou plutôt "mémorial") de Saint Jacques pour y prier.
Et Compostelle est l'un des trois grands pélerinages de la chrétienté. Les deux autres étant Rome et Jérusalem.
La légende de l'ermite guidé vers le tombeau de Saint Jacques par une étoile est bien jolie. Celle du corps du saint navigant dans un frêle esquif guidé par un ange aussi. Mais ce ne sont que des légendes.
Pourquoi partait-on au Moyen-Age ? parce que c'était une pénitence qui vous avait été imposée pour expier
quelque faute grave, pour demander à Dieu une grâce, une guérison, parce qu'on avait la foi, que sais-je ? Dans le cas des pénitences, certaines personnes riches "sous-traitaient", et chargeaient une tierce personne de faire la route à leur place, moyennant finances.
Les dangers étaient multiples : l'état des chemins, les loups, les bandits, les maladies. Mais on partait.
Tout comme on partait pour les croisades, en quittant tout, et en ne sachant pas ce que l'on allait trouver.
A notre époque, cette grande aventure n'existe plus. Peu de personnes partent vraiment de chez elles,
il y en a cependant quelques unes. La foi, certainement, en guide d'autres. Peu font la route en une fois.
Les exigences de la vie moderne font qu'il n'est pas souvent possible de partir trois mois. Alors on part
"par petits morceaux", une semaine ici, dix jours là, ce qui donne à ce "pélerinage" une connotation
plutôt vacancière.