Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.
Puisque j'ai écrit deux épisodes 3... Etourdie !!
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas quand on marche. Les hébergements sont tous
un peu différents, certains très bien équipés, d'autres sommaires.
On annonce une "cuisine", et on prévoit de se faire des pâtes, par exemple - mais si le local "cuisine" existe bien,
il n'y a pas de casseroles, ou pas de plaques chauffantes. Un ami de mes enfants avait autrefois tenté de cuire des coquillettes à la poêle, et s'étonnait qu'elles ne cuisent pas... Sans casserole, point d'eau, donc point de pâtes.
On se débrouille avec les ressources de l'épicerie du coin.
A ma connaissance, personne n'est mort de faim récemment sur ce chemin...
Les dortoirs sont variés, avec tout de même un point commun : la lutte anti-punaises. Donc sommiers
métalliques - et bruyants - ou en lattes de bois. Mais elles s'en fichent, les punaises. Il leur reste les matelas,
les oreillers, les sacs des marcheurs. Et comme elles ont pour moi un amour immodéré, j'ai été dévorée par
ces animaux invisibles. Je suis une bénédiction pour mes voisins, qui sont épargnés la plupart du temps,
mais quelle galère quand on fait comme moi des réactions allergiques ! parce que les piqûres de
punaises ne se contentent pas de démanger, elles font mal.
Bon, passons, j'ai signé... comme on dit dans la légion.
Un autre ennemi : le soleil. Il peut faire très chaud, quand arrive midi, et il n'est guère raisonnable de
cheminer en plein cagnard. Donc partir tôt, voire très tôt : 6 heures du matin dernier délai !
Debout à 5 heures, 5 heures 30, remue-ménage des sacs plastiques dans le dortoir (on y a aussi droit
le soir quand on se couche), on tente de s'habiller sans faire trop de bruit, petit-déjeûner sommaire
(surtout si on ne peut pas faire chauffer l'eau pour le sacro-saint thé du matin), et en route. Dans le noir !
En principe, on a repéré le soir le chemin du départ, pour éviter de partir dans une mauvaise direction,
et on est équipé d'une lampe de poche. Le jour va se lever, la lampe ne sera pas nécessaire bien longtemps.
Et là, la première récompense quotidienne : le lever du soleil sur la campagne. C'est à chaque fois un enchantement,
un émerveillement, et si on se demande pourquoi on est là, on a déjà un début de réponse : pour assister
à ce spectacle chaque jour renouvelé, chaque jour différent, mais toujours aussi splendide.