Encore un poète russe ! oui, encore.
Les traductions ne rendront jamais la musicalité de la langue - mais l'esprit y est.
Le poème de Blok que je préfère entre tous - LES DOUZE - est un peu long pour être reproduit ici. Voici donc,
pour aujourd'hui :
Le Milan
Traçant des cercles, un milan
Plane au dessus du pré désert,
Surveille le pré somnolent.
Dans l'isba s'afflige une mère :
" Fils, prends ce pain, prends mon sein, bois,
Pousse, obéis, porte ta croix."
Passent les ans, grondent la guerre,
L'émeute, et flambent les cités,
Mais toi tu gardes, ô ma terre,
Ton antique et triste beauté.
Mère, jusqu'où vas-tu peiner ?
Milan, jusqu'où vas-tu planer ?
Mars 1916 - Traduction de C. Falk