Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.
Le Bas Moyen-Age
La très élastique conception du temps qu’avaient la plupart des sociétés médiévales limita les connaissances des astronomes de l’époque. La journée était divisée en douze heures, commençant au lever du soleil et finissant à son coucher. La durée des heures était donc variable selon les saisons.
Cependant, à partir du XIIe siècle, les connaissances conservées et développées dans le monde arabe commencent à pénétrer les milieux intellectuels occidentaux. Dans l'esprit de l'époque, l’astrologie et l’astronomie forment un tout indissociable, un seul savoir.
Le théologien Albert-Le-Grand (1206-1280), philosophe, est surnommé le "Doctor Universalis", en raison de ses connaissances universelles, dont l'astrologie. Son disciple, Saint Thomas d'Aquin, ( 1225-1274), écrit dans la « Somme « : "Les impressions que produisent les corps célestes peuvent s'étendre indirectement aux facultés intellectuelles et à la puissance volitive, de même que celles-ci demeurent sous l'influence des fonctions organiques."
Qu’il nuance : " L'homme peut toujours agir, sous l'empire de la raison, contre l'inclination produite par les corps célestes." (« Astra inclinant, non necessitant » : « les astres inclinent, mais ne déterminent pas » – maxime bien connue de tous les astrologues).
A partir du XIIIe siècle les grandes universités (Paris, Montpellier, Bologne, Oxford) enseignent l'Astrologie. A cette époque, la science des astres forme un tout : Sciencia Motus : astronomie (mouvement des astres), Sciencia Judiciorum : science des jugements (astrologie). Un médecin de cette époque doit être capable de déterminer les périodes propices aux traitements (saignées, laxatifs, purgatifs) en fonction des positions de la Lune, de Saturne et de Mars.
· Roger Bacon (1214-1294), moine franciscain anglais définit les trois bases des sciences de la nature qui sont l'alchimie, l'astrologie et la magie. Il recommande l'expérimentation comme véritable source de connaissance.
· Raymond Lulle (1235-1315), théologien espagnol étudie également l'Alchimie et l'Astrologie.
· Campanus, astrologue italien qui met au point un système de domification encore en usage de nos jours.
En France Charles V (dit le Sage - 1338 – 1380) réunit six astrologues à sa cour ; Charles VI (Le Bien Aimé – 1368 – 1422), Louis XI, utilisent l'astrologie comme beaucoup d'autres souverains d'Europe de l'époque.
Le roi Alphonse X de Castille (1221-1284) surnommé le Sage ou "l'Astrologue", fait dresser des tables au double usage astronomique et astrologique appelées "tables alphonsines".
En Italie, l'astrologie a la faveur des papes : Urbain V (1310-1370), Innocent VIII (1432-1492) et Paul II (1417-1471). Dès 1520, une chaire d'astrologie est créée à l'université papale.
Les progrès techniques existent, en particulier sur le calcul et la détermination des maisons (Campanus et Regiomontanus). Les astrologues découvrent ou inventent de nombreuses techniques prévisionnelles : les " progressions " ou " directions secondaires " et les révolutions solaires.
Mais il faudra attendre la Renaissance, et le XVème siècle, pour que l’Astrologie connaisse un véritable Age d’Or, avec Catherine de Médicis et Rodolphe de Habsbourg, par exemple, et que l'astrologie, profitant de l’essor des sciences, participe à la vie sociale et culturelle.