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Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.

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L'astrologie au Moyen-Age - suite

 

Alors que l'astrologie connaît, dans le monde occidental, une longue période de sommeil pendant le Haut Moyen-Age, elle se développe dans le monde arabe.

 

Après la chute de l’Empire romain, on a un « trou » de plusieurs siècles. Mais l’Islam prend de plus en plus d’importance, et conquiert les zones qui entourent le bassin méditerranéen. Les savants traduisent les textes romains et grecs en arabe, sauvant ainsi de nombreux documents. (Plus tard, les étudiants qui fréquenteront les universités de Tolède, Cordoue re-traduiront de l’arabe en latin les textes qu’ils y trouveront).

 

Le Coran n’interdit pas l’Astrologie, qui est considérée comme une science. Au contraire, dans la Sourate III, on peut lire : « Dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance des jours et des nuits, il y a sans doute des signes pour les hommes doués d’intelligence ».

 

La diffusion de la culture arabe est liée à l’expansion de l’islam à partir du VIIè siècle. Le Coran bénéficia de l’utilisation du papier (inventé en Chine) découvert lors des conquêtes vers Samarkande. On put alors copier et diffuser le livre saint, et les traités d’astronomie, d’astrologie, de philosophie, de médecine… des savants grecs, romains et persans, après traduction.

 

Les Arabes ont fortement développé l’astronomie et les mathématiques, ce qui permit des progrès en astrologie. Ils étaient capables de déterminer la position exacte des Maisons intermédiaires entre chaque angle du ciel. Ils construisirent des astrolabes permettrant de lire directement les pointes de ces maisons. On attribue au prince Albategni (850 - 929) le premier procédé de domification utilisant la trigonométrie sphérique, assez proche de celui qu’on utilise de nos jours.

 

L’astrologie arabe fait alors une synthèse dynamique des différents savoirs de l’époque. Un des plus fameux astrologues arabes, Albumazar, écrivit plusieurs ouvrages, dont « De magnis conjunctionibus », qui contient la plus ancienne description des 97 parts (connues sous le nom de « Parts Arabes » par les astrologues contemporains) qui seront reprises dans le « Liber Astronomiae » de Guido Bonatti (XIIIème), reflet de la pratique astrologique au Moyen-Age.

 

Ils inventèrent les chiffres dits « arabes » (en réalité empruntés à l’Inde), le zéro et le système décimal, et l’algèbre.

 

A partir du XIIème siècle, les connaissances conservées et développées dans le monde arabe commencent à pénétrer les milieux intellectuels occidentaux. Citons, au confluent du courant kabbaliste juif et des connaissances arabes, l’œuvre d’Abraham Ibn Ezra, né à Tolède en 1089, auteur d’une encyclopédie astrologique écrite à Béziers, dans laquelle il tente de concilier les influences cosmiques et le libre arbitre.

 

Après la chute des Arabes à Grenade en 1492, leur astrologie entra dans une période de déclin. Le flambeau avait cependant été peu à peu repris à partir des

XIIème/XIIIème siècles par les personnes ayant étudié dans les universités d’Espagne, et travaillé sur les nombreux ouvrages qui s’y trouvaient, et qui serviront de base aux travaux qui seront menés ultérieurement à la Renaissance, et en particulier à la cour de Laurent de Médicis. 

 

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