Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.
Les romains s’intéressaient davantage à la politique et à la guerre qu’à la religion et à la science. Ils reprirent donc l’astrologie grecque – découverte dans leurs colonies - dans son ensemble, sans lui apporter de modifications notables.
Elle eut maille à partir avec les autres formes officielles de divination, qui étaient plutôt nombreuses et variées. On appelait communément les astrologues à Rome : les Chaldéens ou les Mathématiciens, termes péjoratifs synonymes de « diseurs de bonne aventure ». On allait voir le Chaldéen d’à côté, comme on dirait de nos jours : Madame Irma.
A Rome la divination est une activité qui intéresse la sphère publique et la sphère privée. Si, pour des questions privées, les méthodes de divinations étaient innombrables (devins itinérants, prophètes, magiciens, haruspices, augures, etc.), dans la religion publique seules trois formes de consultation étaient reconnues : la divination des augures, la consultation des livres sibyllins, la consultation des organes intérieurs des victimes sacrificielles (haruspices).
L'art d'observer le ciel, qui a caractérisé la divination des augures à l'époque de la fondation de Rome, a laissé la place à une consultation moins spectaculaire : on observe des poulets, sortis d'une cage, auxquels on offre de la nourriture. Le fait que les poulets mangent et laissent tomber des bribes de leur bec est considéré comme un signe très favorable. Cicéron illustre dans ce passage comment on prend les auspices à son époque :
"L'officiant appelé
pour cette raison pullaire a apporté les poulets (pulli) dans une cage. C'est donc cela les oiseaux messagers de Jupiter ! Qu'ils mangent ou non, quelle importance ? Cela n'a aucun rapport avec
les auspices. Mais puisque cela est nécessaire, quand ils mangent, que quelque chose tombe donc de leur bec et frappe la terre !!! »
La foi dans les augures soutenait le courage du soldat romain, et le mépris des auspices était, à ses yeux, un signe certain d'une défaite. Durant la première guerre punique, le consul Appius Claudius Pulcher étant sur le point d'engager sur mer une bataille contre la flotte carthaginoise, prit d'abord les auspices. Le pullaire vint lui annoncer que les poulets sacrés refusaient de sortir de leur cage et même de manger. - « Eh bien ! reprit le consul, qu'on les jette à la mer : au moins ils boiront. » Cette parole répétée aux soldats superstitieux abattit leur courage, et l'armée subit
un désastre.
Pourtant, les empereurs et les notables s’offraient les services d’un astrologue. L’astrologie passait alors d’une période de faveur à une période d’interdiction, selon les gouvernants successifs.
Des débats furent tenus, sur des sujets tels que l’impossibilité pour un astrologue de déterminer si un horoscope est celui d’un homme ou celui d’un âne, ou de montrer que tous les individus morts lors d’une bataille avaient les mêmes configurations fatales, et contribuèrent à discréditer l’astrologie.