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Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.

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L'ASTROLOGIE DANS LA GRECE ANTIQUE

Babylone a commencé à exporter ses pratiques divinatoires et astronomiques vers l’Asie et le pourtour méditerranéen dès le Ve siècle av. J.-C. Mais il faudra attendre sa conquête par Alexandre le Grand, qui voulait en faire la capitale de son empire, en – 331, pour que son savoir astrologique soit véritablement transmis à la Grèce.

 

Alexandre, qui avait été l’élève d’Aristote (384-322 av. J.C.) découvre les richesses des civilisations du Moyen-Orient, et notamment l’astrologie. Soucieux de faire connaître ce savoir, il envoie Bérose, astrologue babylonien, en Grèce, à l’île de Cos plus exactement, pour qu’il y crée une école.

 

C’est  donc à cette époque que l’astrologie fut introduite en Grèce, où les élèves grecs de Bérose donnèrent aux planètes et aux constellations les noms provenant de leur mythologie. «  L’astrologie, religion orientale, prit en Grèce, pays de raisonneurs, l’allure d’une science ». Elle tentera de s’intégrer dans une conception dialectique des échanges macrocosme/microcosme, rapports homme/univers.

 

Le zodiaque (mot d’origine grecque : le cercle des êtres vivants – la roue de la vie) a été assez vite adopté par les Grecs, devenus très au fait des méthodes de leurs collègues babyloniens. Mais ils l’ont quelque peu retouché : ses constellations se sont hellénisées : le Journalier, par exemple, s’est métamorphosé en un Bélier, et les Queues en Poissons.

 

A partir de cette époque, l’histoire de l’astrologie et celle de l’histoire des sciences vont être intimement liées. Babylone transmet un système astrologique, et la Grèce un savoir mathématique et astronomique qui vont s’enrichir mutuellement.

 

Car il faudra une longue succession de chercheurs, de savants, comme nous allons le voir plus loin, pour parvenir à un système astrologique et astronomique se rapprochant de celui que nous connaissons.

 

Les Grecs possédaient un patrimoine scientifique – la géométrie – qu’ils perfectionnèrent parallèlement à l’astronomie.

 

La première école d’astronomie est née  dans les cités helléniques au sud de Troie, et en particulier à  Milet, dès 600 av. J. C. le philosophe Thalès, connu pour ses théorèmes, mais aussi  pour sa philosophie de la nature, qui fait de l’Eau le principe explicatif de l’univers, d’où procèdent les autres éléments : Feu, Air, Terre.

 

 

Pythagore – autre mathématicien, autre théorème – (le carré de l’hypothénuse, ça doit bien vous rappeler quelque chose ???), baptisa le ciel « cosmos » (ordre) et conçut que la Terre était ronde.

 

Deux siècles plus tard, les disciples de Pythagore maintenaient que la Terre était sphérique et se déplaçait dans l’espace. Malheureusement, les pythagoriciens confondirent leurs déductions avec une numérologie mystique. Il leur paraissait évident qu’il existait neuf mouvements circulaires différents dans le ciel : celui des étoiles fixes, et ceux des cinq planètes, du Soleil, de la Lune et de la Terre. Mais neuf, à leur sens, était un nombre imparfait, aussi portèrent-ils le total à dix, en inventant une « anti terre «  aux antipodes du monde, invisible du moins pour les Grecs.

 

Les vues de Platon (427-347 av. J. C.) sur l’astronomie symbolisèrent à la fois les idées confuses et hardies de l’époque. Il imagina d’abord que les dieux conduisaient des chariots brillants dans le ciel. Puis il se demanda si la Terre était plate ou ronde. Il opta pour la sphéricité, l’ombre de la Terre sur la Lune au cours d’une éclipse lui en fournissant une preuve suffisante. Il pensa qu’elle était immobile au milieu des objets célestes. Puis il lui apparut qu’une rotation de la Terre sur un axe, et éventuellement sa révolution sur une orbite, renforcerait cette preuve. Déjà âgé, rapporte Plutarque, il était « navré  d’avoir localisé la Terre au centre de l’univers, à une place qui ne lui convenait point, puisque la place d’honneur devait être réservée à quelque chose de plus digne ».

 

Après la conquête d’Alexandre le Grand, lorsque le patrimoine culturel se fut déplacé d’Athènes à Alexandrie, la doctrine préconisant la mobilité de la Terre continua de donner naissance à d’autres théories brillantes et correctes.

 

Afin d'expliquer les mouvements des planètes, Héraclide du Pont affirme que la Terre est une sphère qui tourne autour de son axe et que Mercure et Vénus tournent autour du Soleil.

 

Aristarque de Samos (310-230 av. JC.), précurseur de Copernic, maintint avec tant de conviction que la Terre tournait, qu’elle se déplaçait sur une orbite et qu’elle ne constituait pas le centre du cosmos, qu’il fut sévèrement censuré pour son impiété. Il faudra attendre environ 1600 ans pour que ses idées reviennent à la surface avec Copernic.

 

Euclide, mathématicien grec, rédigea son célèbre ouvrage sur l'histoire des mathématiques et de la géométrie. Eratosthène mesura pour la première fois la circonférence de la Terre en observant qu'à midi, au moment du solstice d'été, à Syène (Assouan, sur le tropique du Cancer), il n’y avait pas d’ombre alors qu’à la même date et au même moment, les ombres étaient environ de 7° par rapport à la verticale à Alexandrie. Connaissant la distance entre Syène et Alexandrie, il fut en mesure de définir la circonférence de la Terre avec une étonnante précision. Il mesura également l'obliquité de l'écliptique (l'inclinaison de l'axe de la Terre) avec une erreur de seulement 7 minutes d'arc.

 

Seleucus observa que les marées étaient liées aux phases de la Lune. Cependant, trop imaginatifs, les Grecs ne faisaient qu’apercevoir la vraie nature du système solaire et ne surent pas, de ce fait, étayer leurs idées d’un raisonnement mathématique cohérent, qui aurait justifié les hypothèses des meilleurs astronomes.

 

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