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Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.

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L'ASTROLOGIE DANS LA GRECE ANTIQUE - Suite

Les théories des divers observateurs des étoiles furent finalement formulées par l’un des plus précis et des plus savants astronomes grecs, Hipparque, (né à Nicée en 194 av. JC - mort vers 120 av. JC.) qui travailla à Rhodes et à Alexandrie vers 150 av. J.C.

 

Selon lui, la Terre sphérique était stationnaire, le Soleil, la Lune et les planètes tournaient autour d’elle sur une immense trajectoire (les épicycles) et ces corps suivaient en même temps d’autres trajectoires circulaires centrées sur la première (les déférents). Avant l’idée de gravitation, cette conception semblait aussi raisonnable que tout autre. Ce système représentait avec précision les mouvements observés par les premiers astronomes, et rendait possible leur prédiction.

 

En comparant ses propres études astronomiques avec les relevés des astronomes babyloniens, Hipparque découvrit la précession des équinoxes. Il détermina la durée de l'année tropicale, (déterminée par les saisons), avec une erreur de seulement 6 minutes par rapport aux mesures les plus modernes. Il étudia les premières fonctions trigonométriques, telle la corde, qui annonce la fonction sinus. Il conçut également une méthode de localisation des positions géographiques avec le système des cordonnées en latitude et longitude.

 

Il établit un catalogue d’environ 850 étoiles fixes (qui passa à 1025 dans l’œuvre de Ptolémée), en donnant leurs coordonnées écliptiques dont l’une - la longitude - variait du fait de la précession des équinoxes. Avec sa comparaison des positions des étoiles à différentes époques, Hipparque doit être considéré comme le fondateur d’une méthodologie qui, dans ses principes, allait être valable pendant encore deux mille ans.

 

On lui doit aussi la subdivision du cercle en 360 degrés, qu’il emprunta aux Babyloniens, et qui remplaça la subdivision grecque en 60 degrés. La longitude écliptique n’était plus calculée à partir du début de chaque signe, mais à partir d’un point origine unique, le point vernal, c’est-à-dire l’endroit sur l’écliptique où se tient le Soleil au moment de l’équinoxe de printemps, et Hipparque l’a fait coïncider avec le début du signe du Bélier.

 

On mesure donc là le rôle tout particulièrement important d’Hipparque dans l’astrologie telle que nous la connaissons actuellement.

 

Le système d’Hipparque fut perfectionné vers 140 p. JC par Claude Ptolémée, qui écrit au IIème siècle P.C. une somme des connaissances astrologiques de cette époque : l’Almageste. Il pose là les fondements de l’astrologie moderne. Selon lui : les influences sont les mêmes pour tout le monde, mais chacun réagit différemment, car au moment de la conception la semence s’imprègne des influences du moment. A défaut du thème de conception, on prend celui de la naissance, qui est évidemment grand moment de l’existence, mais on ne sait pas ce qui ce passe avant.

 

Dans le modèle céleste conçu par Ptolémée, le Soleil, la Lune et les planètes se déplaçaient autour de la Terre sur des orbites complexes. Ingénieux et solidement défendu par des hommes qui croyaient en voir la preuve dans leurs observations, le système de Ptolémée prévalut pendant treize siècles. Du fait des travaux de Ptolémée, le système d’Hipparque fut connu du monde musulman, et plus tard des Européens, sous le nom de « système de Ptolémée ».

 

Les principaux problèmes auxquels se heurtèrent les astronomes à cette époque furent : la mesure du temps qui, par son imprécision, rendait impossible la notation exacte de la date et de l’heure, et la notation des grands nombres, problèmes qui ne furent pas résolus avant le début du 16è siècle.

 

On découvrit et expliqua que le mouvement rétrograde des planètes était un effet d’optique dû au rapport des vitesses de révolution entre la durée d’un an de la révolution du Soleil (géocentrisme) et une planète comme Mars dont la vitesse de révolution est supérieure. Tous ces immenses progrès mathématiques, géométriques et astronomiques permirent alors la rédaction d’almanachs et d’éphémérides qui permettaient de dresser un horoscope précis pour un lieu et un temps donné.

 

Nous avions là toutes les bases et les fondements astronomiques de l’astrologie individuelle. Et on ne peut qu’admirer les travaux réalisés par ces savants, qui n’avaient ni appareils perfectionnés d’optique, ni machines à calculer, et encore moins d’ordinateurs puissants à leur disposition.

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