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Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.

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L'astrologie au Moyen-Age

Petit rappel historique.

 

La longue période historique connue sous le nom de « Moyen Age » s’étend de la chute de l’Empire Romain à la Renaissance, soit environ un millénaire. Il est habituel, pour les historiens français, de la découper en plusieurs sous-périodes, les plus importantes étant : le Haut Moyen Age, qui se situerait de l’an 500 à l’an 1000 environ, puis le Bas Moyen Age qui,  lui, se situerait de l’an 1000 à l’an 1492 environ.

 

Les temps obscurs du Haut Moyen Age correspondent à d’importants événements historiques : christianisation des rois barbares et de ce nous appelons actuellement l’Europe, naissance de l’Islam avec la conquête de vastes territoires. Puis, à  partir du règne d’Hugues Capet (987-996) jusqu’à celui de Charles VIII de Valois (1483-1498) une période certes marquée de nombreux conflits, mais pendant laquelle se construisent une relative stabilité des dynasties monarchiques, la naissance de nations centralisées. Des universités seront crées (dont la Sorbonne) qui permettront de développer l’instruction, ne laissant ainsi pas le monopole de la connaissance au clergé et aux moines.

 

L’Eglise et l’Astrologie.

 

Les relations entre l’astrologie et le christianisme ont toujours été difficiles, du fait de la dimension fataliste de l’astrologie, en contradiction avec l’idée de Rédemption diffusée par le christianisme. L’Eglise rejette et condamne alors tout ce qui remet en cause la doctrine du libre arbitre et implique la prédestination, soit pour chacun un avenir qui ne peut être modifié, même par la prière. Sans libre arbitre, le péché devient impossible. Sans le péché et sans les peines de rachat prescrites, le rôle de l’Eglise perd de son évidence et de sa puissance.

 

Le trop grand intérêt des premiers ecclésiastiques pour ce savoir aboutit à trois conciles successifs en 381, 431 et 451, interdisant la pratique de l’astrologie, contraire à la doctrine de l’église.

Les Pères de l'Eglise prendront position contre le déterminisme planétaire, fondement même de l'astrologie ancienne, incompatible avec le libre-arbitre de l'homme sans lequel l'intervention salvatrice et miséricordieuse du Dieu des Chrétiens et la notion de responsabilité individuelle n'avaient aucun sens. Il fallait aussi éradiquer tout ce qui pouvait se rattacher, de près ou de loin, aux cultes païens.

Tous, cependant, ne seront pas résolument hostiles à l'astrologie et certains auteurs chrétiens la défendront comme une discipline susceptible de conduire l'Homme aux grandes vérités christiques, tel Julius Firmicus Maternus au 4ème siècle. Quant à l'évêque Synésius de Cyrène, contemporain de St Augustin, il considérera que selon la loi de concordance reliant toutes les parties de l'univers, cette discipline pourrait constituer une préparation à la théologie.

Saint Jérôme (347-420) écrira : « Je me tais sur les philosophes, les astronomes, les astrologues dont la science, très utile aux hommes, s’affirme par le dogme, s’explique par la méthode, se justifie par l’expérience ».

 

Saint Augustin (347-430) reconnaît dans ses « Confessions » avoir étudié l’astrologie : « il ne serait pas entièrement absurde de dire que certaines influences astrales ne sont pas sans pouvoir sur les variations du corps, mais que les volontés de l’âme dépendent de la situation des astres, nous ne le voyons pas ». De ces contradictions est né l’adage « astra inclinant, non necessitant » qui lui est attribué.

 

Le concile de Constantinople (553) condamne la doctrine d’Origène (185-254), qui avait écrit : «  De même que la volonté humaine ne perd rien de sa force dans la connaissance que Dieu a des actes qui seront les nôtres, de même les signes célestes qui nous initient à la prédiction du futur ne signifient nullement la perte du libre arbitre. Les influences occultes indiquent des tendances, mais sans nous soumettre à un destin aveugle. Le ciel est comme un livre ouvert, où sont inscrits les signes du passé, du présent et de l’avenir, c’est le livre de la vie universelle, il présente la succession d’épreuves qui forment le cycle d’une existence « .

 

Puis, du Ve au XIe siècle, l’Occident cesse de s’intéresser à l’astrologie, comme aux autres sciences, mis à part quelques religieux lettrés, comme les papes Léon III (750-816) et Sylvestre II (938-1003). On pourra alors parler « d’Ages obscurs ».

 

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