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Faire connaître l'astrologie, les tarots, la numérologie, merveilleux outils de la connaissance de soi et des autres, de notre place dans le cosmos, et des grands cycles qui régissent notre existence.

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L'ASTROLOGIE EN MESOPOTAMIE - Fin

Des documents attestent d'une interprétation divinatoire par les astres, sous une forme et des méthodes codifiées, en territoire babylonien et dans les provinces avoisinantes quelques trois millénaires avant l'ère chrétienne. Plus tard, dans le Grand Empire Romain, le nom de Chaldéens deviendra d'ailleurs peu à peu synonyme d'astrologues, avec une connotation péjorative. Cette caste de devins était soupçonnée d’entretenir un louche commerce avec les astres.

Les grands temples Mésopotamiens comportaient une tour formée de 7 étages diversement colorés, symbolisant les régions successives et hiérarchiques unissant la voûte céleste à la Terre. Cet édifice nommé "Ziggourat" représentait l'E Temen-An-Ki, littéralement : "la maison de la pierre Fondamentale du Ciel et de la Terre". Au sommet de la ziggurat se trouvait la chambre nuptiale de Marduk – dieu suprême du Panthéon babylonien (ou Tammuz) où celui-ci fêtait chaque année ses noces avec Ishtar.

Du sommet de ces tours, les prêtres observaient la course des planètes dont ils possédaient déjà une remarquable maîtrise mathématique, sachant calculer avec rigueur et précision la date des éclipses solaires et lunaires. Par l'établissement des divisions en mois, semaines, jours et heures, ces hommes sont les précurseurs du calendrier Occidental encore en usage actuellement.

Dans les ruines de Ninive, lors de la découverte de la bibliothèque du roi assyrien Assourbanipal, les archéologues trouvèrent une collection de copies de tablettes astrologiques remontant à une époque plus ancienne, celle du Roi Sargon l'Ancien, révélant une pratique essentiellement consacrée à la prévision d'événements collectifs affectant le royaume.

 

Selon Leila Haddad : « Un poème dédié à la gloire du roi Sargon d’Akkad (sud de la Mésopotamie), qui vécut vers – 2400, décrit une éclipse de Soleil et l’interprète comme un présage bénéfique, annonciateur de victoire. Il n’est pas interdit de penser que ce sont des coïncidences de ce type, entre un phénomène astronomique aussi spectaculaire et inattendu qu’une éclipse et un événement important (victoire, défaite, famine…), qui ont amené les mésopotamiens à développer leur grande spécialité, l’astrologie politique. « 

Si on faisait la carte du ciel du roi, c’était pour avoir des informations sur son règne, et pas sur sa personne. Le thème individuel (généthliaque) viendra avec la philosophie grecque, qui placera l’homme au centre de ses préoccupations.

Leur grand œuvre astrologique, l’Anu Enlil Ea (Lorsqu’Anu Enlil et Ea, les dieux suprêmes, rassemblèrent selon leur décision tous les augures des cieux et du ciel…) compte 70 tablettes qui détaillent des milliers de présages. Il est divisé en plusieurs livres consacrés à la Lune (aspect, phases, couleur, éclipses…), au Soleil (aspect, éclipses…), aux phénomènes météorologiques (tonnerre, éclairs, tempêtes), à Vénus et aux quatre autres planètes visibles à l’œil nu — Mercure, Mars, Jupiter, Saturne. Les faits astronomiques qui y sont décrits, des plus anodins (position d’une planète, couleur d’un astre…) aux plus spectaculaires (éclipses), sont traités comme autant de divins avertissements, de signes annonciateurs d’événements très précis. Ces prédictions ne concernaient que les affaires de la nation (guerre, paix, prospérité, sécheresse…) et celles du roi (mort, maladie, complot…).

 

Les rois assyriens ont mis les astronomes/astrologues à leur unique service et ont rationalisé leur pratique en organisant de véritables réseaux d’observations. Les scribes étaient tenus de leur rendre compte régulièrement de la marche du ciel et ils rédigeaient de véritables rapports où ils notaient la position de la Lune et du Soleil au moment de leur lever et de leur coucher, la visibilité des planètes et leur position, les éclipses s’il y en avait, les conjonctions entre planètes, Lune et étoiles, les solstices et les équinoxes…

 

Les signes apparaissent vers – 400. La bande de ciel où se meuvent les planètes, le Soleil et la Lune est divisée en douze sections identiques, d’une longueur égale à trente de nos degrés. Chacune d’elles est identifiée grâce à la constellation qu’elle contient. Le signe de l’Épi, par exemple, est le rectangle où se trouve notre constellation de la Vierge.

 

Le zodiaque babylonien est lié au rythme des saisons :

 

  • Le Journalier (Bélier) : les travaux agricoles du début du printemps
  • Le Taureau : la vigueur procréatrice du milieu du printemps
  • Les Jumeaux : la transition entre le printemps et l’été
  • Nangar (le Cancer) : les travaux de l’été
  • Le Lion : l’ardeur du soleil de l’été
  • L’Epi (la Vierge) : les moissons de la fin de l’été
  • La Balance : l’égale durée du jour et de la nuit
  • Le Scorpion : le déclin de la nature à l’automne
  • Pabilsag (le Sagittaire) : la mort de la nature
  • Le Poisson-Chèvre (le Capricorne) : les pluies de l’hiver
  • Le Géant Verseau : qui répand l’eau, annonçant la germination du printemps
  • Les Poissons : métaphore du Tigre et de l’Euphrate

 


L’astrologie, née à Babylone, et malgré moult vicissitudes, contestations, périodes de désamour, est parvenue jusqu’à nous, après un très long voyage dans le temps. Une vision du monde et de l’univers nous a été léguée.

 

Ce sont les Grecs qui hériteront des connaissances astronomiques et astrologiques des suméro-babyloniens. Comme l’écrivait Monsieur Bouché-Leclercq : « L’astrologie est une religon orientale qui, transplantée en Grèce, un pays de physiciens et de raisonneurs, y a pris les allures d’une science «.

Ces civilisations nous ont également légué – entre autres choses - la numérotation sexagésimale : Selon Georges Ifrah "les Sumériens avaient opté pour la base 60, groupant ainsi les êtres et les choses par soixantaines et puissances de soixante". Les Chaldéens divisèrent ainsi l'heure en soixante minutes et la minute en soixante secondes.

Cette base soixante, que les Sumériens furent les seuls à inventer, cohabitait avec un autre système basé sur la division par douze.

Ces bases 60 et 12 sont encore très usitées de nos jours (division de l'heure, du zodiaque, achat des œufs à la douzaine….).

Sans oublier la semaine de sept jours, chacun étant nommé en hommage à l’un des astres visibles à l’œil nu (notre septénaire).

 

Sources :

 

v     Jean Bottero – Initiation à l’Orient ancien

v     Georges Ifrah – Histoire universelle des chiffres

v     Virginie Larousse dans le Monde des Religions – juillet 2010

v     Leila Haddad

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